Tu es parti, pour reprendre une de tes expressions favorites pêchée sur les programmes de télévision. Quand Tony te demandait qu'est qu'il y à ce soir à la télé, ta réponse était souvent : Un feuilleton « A la con » que tu t'empressais de regarder le soir.
Je penses que tu es « Lost », disparu, envolé provisoirement, bien au chaud au ciel où tu attends ceux qui t'on aimé. Laisse nous une place près de toi, nous serons ravi et heureux de te retrouver le moment venu.
Nous t'aimions tous, chacun avec nos qualités et nos défauts. L'interprétation que tu avais pouvait te paraître trop proche, trop éloignée, trop attentive, trop désintéressé peut être parfois mal perçue, mais soit en sûr, notre seul but était de t'aimer à notre manière.
Toi, bien sûr tu le sais, mais eux l'ignorent, aussi je vais raconter en tant que papa et maman quelques épisodes de ta vie d'enfant. Car un an ou trente quatre, tu reste toujours notre fils, notre numéro un.
Tu as sus nous apprendre le « rythme » grâce à tes pieds couronnés avec le pyjama orange qui arpentait à sa base des boules de plastiques, elles prenaient plaisir à raisonner sur le parquet de l'appartement.
Il nous suffisait d'écouter et de t'imaginer ton parcours entre ta chambre et le séjour pour connaître l'emplacement où tu te trouvais.
Nous avons apprécié ta « générosité » que je qualifierais de bien heureuse et innocente pour ton âge. Un pot de chambre dans une main pendante et dans le creux de l'autre main le résultat de ton œuvre que tu nous offrais avec tout ton cœur, fier d'avoir accompli ton oeuvre.
Aux sports d'hiver, tu arborais dès l'âge de vingt mois une robe de chambre orange avec des gants de boxes croisés soulignés par une inscription extraordinaire « Chon-Chon ». Tu porterais cela très digne dans tout l'hôtel en te déplaçant autour des tables, en allant au devant des gens animées par ta curiosité naturelle, avec un sourire moqueur.
Nous nous rappelons, que au moment des repas, tu n'oubliais pas ta « pissette » (fourchette en langage Eric) pour manger de bon appétit les plats cuisinés avec amour par Maman, pour toi. Je n'oublierais pas aussi que parfois, pour te rendre service, je t'aidais à terminer à contre cœur l'assiette chauffée avec les restes de purée et de jambon et je revois tes sourires et j'entends encore tes pouffes.
Tu as toujours protégé ton frère Olivier, je me rappelle une fois ou nous sommes rentrés dans ta chambre avertie par le manque de bruit et l'odeur de la fumée. La moquette présentait une trace de brûlure et une boite d'allumette gisait là innocemment couchée à coté.
Malgré nos reproches portés à la volée, tu t'es accusé de vouloir allumer le pétard à la place de ton frère. Olivier s'en souvient encore, cela fait partie de ces faits divers qui marquent pour toujours les souvenirs ineffaçables de la vie.
En arrêtant là, ces grands souvenirs pleins de vie, d'espoir… Nous voyons la porte qui « l'ourvait » (selon ton expression) pour te laisser passer, pour aller au paradis… notre ange et qui ne demande qu'à se rouvrir pour nous retrouver tous tous ensemble.
Gros bisous « Numéro un », ton Papa, ta Maman, ton Frère Olivier et ton Tony adoré.





